Le nouvel accord, relatif aux mesures bénévoles octroyées par les employeurs pour l’organisation des activités sociales, rebat les cartes du fonctionnement des commissions et de la proximité. Signé par plusieurs organisations syndicales et dénoncé par aucune, il est en place depuis mai 2018, mais son application concrète a vraiment démarré en 2019.
 
Ce nouvel accord impose aussi une modification du règlement de la C.A.S. de Lyon et là, il y a un petit problème, car ce dernier doit être approuvé par le comité de coordination qui a une majorité différente de celle de notre conseil d’administration. C’est un peu comme si POUTINE devait valider le fonctionnement de la Communauté Economique Européenne ou encore, si SAMSUNG décidait de la politique d’APPLE.
 
Nous avons donc créé notre propre règlement intérieur car il est hors de question que l’autonomie de notre C.A.S. soit remise en cause par le niveau national, qui tente en permanence de gérer tout depuis Montreuil et de façon jupitérienne, pour employer une expression à la mode. Sinon, à quoi cela servirait-il de faire des élections décentralisées de C.A.S. tous les quatre ans ?
 
Le conseil d’administration a donc décidé de remplacer le terme CMCAS par C.A.S., car depuis avril 2007 nous ne sommes plus une Mutuelle Complémentaire mais aussi le terme SLVie par Lieu de Proximité, car il n’y a pas que le lieu de travail, il y a fort heureusement une vie en dehors des sites de production. Certes, cela bouleverse un peu une culture d’entreprise vieille de 72 ans, mais nous rapproche un peu plus de la réalité et de l’évolution de la société. Je laisse à chacun son libre arbitre sur le fameux : « C’était mieux avant ! ». 
 
La démocratie dans les activités sociales sortie des urnes le 23 novembre 2017 à Lyon, est respectée, mais je regrette qu’une organisation, qui n’y est pas habituée, ait du mal à accepter d’être minoritaire dans notre conseil d’administration et en quitte d’entrée, la première séance de l’année. Suite à cet état de fait, le renouvellement du bureau, le budget 2019 et la répartition des heures bénévoles, ont été approuvés à l’unanimité par les délégations CFDT, CFE-CGC et FO.
 
CESU Petite Enfance : il ne faut pas confondre « accord de branche » et « accord d’entreprise ». Le nouveau CESU est issu de l’accord de branche IEG sur les droits familiaux, il est entré en vigueur au 1er janvier cette année. C’est un choix destiné à remplacer les jours de congés parentaux (ex mère de famille). Le CESU petite enfance était un accord d’entreprise avec la CCAS, pour la garde des enfants de 0 à 3 ans, il s’est terminé le 31 décembre dernier. Toutes les organisations syndicales revendiquent sa continuité contre l’avis des employeurs, car c’est pour les familles, une perte de pouvoir d’achat direct.
 
Même si nous n'avons pas les moyens financiers des employeurs ou de la CCAS, nous allons quand même subventionner le CESU Petite Enfance, des 3 mois aux 6 ans de l’enfant. Certains appellent cela de la redistribution, j’appellerais cela : un juste retour de la dotation des employeurs envers les agents concernés ! 
 
Bien que notre dotation baisse d’année en année, avec les chèques vacances, la subvention aux activités sportives, culturelles et de loisirs et l’aide au permis de conduire, nous restons fidèles à la confiance que les bénéficiaires nous ont accordée.
 
Pour finir, il m’est impossible ne pas aborder le mouvement des Gilets jaunes qui traverse l’actualité française… Si l’intention de départ d’exprimer un « ras le bol » de toutes les injustices sociales, a encore toute sa légitimité, comment ne pas déplorer la violence que tout cela engendre. De plus, la récupération et l'amalgame des revendications que fait l'extrême droite, viennent gangrener une action populaire, en la rendant populiste et au fil du temps, inaudibles. 
 
Il est aussi nécessaire de rappeler que la suppression des charges sociales, c’est aussi la suppression de notre système de sécurité sociale et le financement des retraites par répartition, tout ce dont rêvent les ultras libéraux. 
 
Gardons espoir qu’il ressortira quelque chose de positif du « grand débat », même si tous les doutes sont permis.
 
Agnès GRANGER
Présidente du Conseil d’Administration
de la  C.A.S. de Lyon

S'incrire à la
Newsletter

  • Edito d'Avril-Mai 2019

    Dans le monde merveilleux des banques, bien que votre compte soit votre propriété, votre avis ne vaut pas grand-chose. Il en est de même pour les retraités assurés à Energie Mutuelle pour leur 2ème niveau de mutuelle CSMR. En effet, demain ils seront prélevés par Solimut sans leur accord de transfert de leur Relevé d’Identité Bancaire. Nos bénéficiaires retraités ont-ils donné leur avis sur ce changement de gestionnaire ? Ontils été sollicités ?    NON ! Solimut reprendra la gestion à...